Etudes du projet

- Préambule :

La zone de ce projet éolien se situe dans la zone 1 du Schéma Régional Eolien (SRE) de la région Centre, volet éolien du Schéma Régional de l’Air, de l’Énergie et du Climat (SRCAE) validé par le Conseil Régional et le préfet de région.

 

Cette zone 1 est considérée dans ce SRE (page 287) comme une zone favorable au développement de l’énergie éolienne, « à l’échelle de la région Centre, cette zone présente le plus fort potentiel de développement non encore exploité pour l’énergie éolienne. En effet, le regroupement de l’habitat et la rareté des boisements laissent de grands espaces ouverts ».

 

Aujourd’hui, le Schéma Régional, d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) se substitue au SRCAE en intégrant ses grandes orientations.

Dans la continuité du SRCAE, ce SRADDET (page 11) a pour objectif d’atténuer le changement climatique par le développement des énergies renouvelables « en optant pour le scénario d'une région couvrant ses besoins énergétiques à 100 % par des énergies renouvelables et de récupération en 2050 » en réduisant ainsi 100 % les émissions de gaz à effet de serre d’origine énergétique, notamment grâce à l’énergie éolienne associée à la filière hydrogène. Ces objectifs permettront également d’accompagner la sortie progressive du nucléaire.

 

Ce projet éolien des Genévriers permettra donc de contribuer aux objectifs de ce SRADDET.

- Conclusion de l'étude acoustique
Réglementation acoustique :

Les émissions sonores des éoliennes sont réglementées par la Section 6 de l’Arrêté du 26 août 2011 afin que celles-ci ne puissent compromettre la santé ou la sécurité du voisinage.

  • Emergences sonores :

A l’extérieur et à l’intérieur des habitations ou des zones constructibles les émergences sonores des éoliennes, entre le bruit de l’environnement sans les éoliennes (bruit résiduel) et celui avec (bruit ambiant), ne doit pas dépasser 5 dBA le jour et 3 dBA la nuit

 

  • Bruit des éoliennes :

Le bruit de l’environnement avec les éoliennes (bruit ambiant) ne doit pas dépasser 70 dBA le jour et 60 dBA la nuit dans la zone limitée par un périmètre réglementaire autour des éoliennes correspondant à 1,2 fois la hauteur en bout de pale à la verticale des éoliennes

 

  • Tonalité marquée :

Dans le cas où le bruit de l’environnement avec les éoliennes mesuré aux habitations présente une tonalité marquée au sens de l’Arrêté du 23 janvier 1997 (point 1.9 de l’annexe), sa durée d’apparition ne doit pas excéder 30 % de la durée de fonctionnement de jour comme de nuit.

 

Afin de garantir que le parc éolien en fonctionnement respectera cette réglementation, nous avons fait réaliser par un bureau d’études spécialisé GAMBA une étude acoustique prévisionnelle.

 

 

Etude acoustique prévisionnelle :

L’étude acoustique prévisionnelle a d’abord consisté à mesurer le bruit de l’environnement à l’aide de 10 sonomètres installés sur deux périodes de plus d’un mois chacune, tout en mesurant les vitesses et direction de vent, au niveau des habitations, là où les 10 sonomètres ont été installées, proches des éoliennes projetées.

 

Ensuite, en choisissant le modèle d’éolienne le plus bruyant des 3 modèles envisagés, l’éolienne Nordex N163 de 5,7 MW, il a été calculé le bruit de l’environnement avec les 15 éoliennes du projet pour des vitesses de vent à une hauteur de 10 m, dans les deux directions principales Sud/Ouest et Nord/Est, situées entre 3 et 8 m/s, à cette dernière vitesse l’éolienne atteint son bruit maximum.

 

  • Niveau des émergences sonores :

Les émergences sonores aux habitations, là où les 10 sonomètres ont été installées, ont été calculées en retranchant le bruit de l’environnement sans les éoliennes (bruit résiduel) de celui avec (bruit ambiant).

Au niveau de certaines habitations, pour certaines vitesses et directions de vent, de jour comme de nuit, les émergences n’étant pas conformes à la réglementation, différents niveaux de bridages de puissances de certaines des éoliennes proposés par le fabriquant ont été appliqués dans les calculs afin que ces émergences sonores redeviennent conformes à la réglementation. Ce sont ces bridages qui seront appliqués automatiquement aux éoliennes en question.

 

Une campagne de mesures acoustiques pourra être réalisée dans un période d’un an suivant la mise en service du parc éolien afin d’avaliser ces calculs acoustiques ou bien, le cas échéant, de procéder à des modifications de fonctionnement de certaines éoliennes, réduction ou augmentation des bridages de puissances, voir arrêt si nécessaire sur certaines plages de vitesses et directions de vent, de nuit comme de jour, permettant d’assurer le respect de la règlementation.   

  • Bruit des éoliennes :

Le bruit de l’environnement avec les éoliennes (bruit ambiant) maximum dans le périmètre réglementaire est estimé à 53 dBA de jour comme de nuit, la réglementation sera donc respectée.

 

  • Tonalité marquée :

Le bruit total au niveau des habitations les plus proches du parc en fonctionnement ne devrait pas présenter de tonalité marquée imputable au fonctionnement des éoliennes.

- Quelques éléments de l'étude paysagère
L’étude paysagère définit le contexte paysager (structures paysagères, échelles, ambiances, fonctionnement visuel, tendances d’évolution, perception sociale), patrimonial et touristique aux échelles éloignées et rapprochées du site étudié, apprécie les sensibilités pour orienter l’implantation des éoliennes, puis définit les impacts et les mesures qui pourront être associées. Elle prend en compte l’analyse du paysage par une lecture à la fois scientifique (détermination et analyse de ses différentes composantes) mais aussi sensible (représentation du paysage).
 
Les impacts visuels du parc éolien se base sur l’analyse détaillée des cartes de visibilité théorique et sur les simulations visuelles (photomontages) au niveau de toute l’aire d’étude éloignée, à plus de 20 km du projet.
 
A cette distance de 20 km, une éolienne de 200 m de hauteur en bout de pale à la verticale est perçue par un observateur, sur un horizon découvert, comme un objet de 1 cm de hauteur situé à une distance de 1 m.
 
Les habitations entourant le projet sont situées entre 1780 m et 720 m des éoliennes, c’est-à-dire qu’au niveau de celles-ci, sur un horizon découvert, théoriquement sans obstacle, les éoliennes seront perçues comme des objets de 11 à 28 cm de hauteurs situés à une distance de 1 m.
 
Des mesures de réduction des impacts visuels au niveau des propriétés riveraines du projet seront proposées par l’exploitant du parc éolien lors de la première année suivant la mise en service du parc. Il s’agit de la plantation, pour les habitants qui le souhaitent, d’arbres tige et/ou de massifs arborés et/ou de haies bocagères arborées afin de constituer des protections ou des filtres visuels vis-à-vis du parc éolien.
 
La sélection des lieux des prises de vue des photomontages a été faite pour illustrer la perception du projet à partir d’angles de vue représentatifs, de secteurs à enjeux (routes, habitat, éléments patrimoniaux, emblématiques, lieux les plus fréquentés) et à sensibilités recensées et superposées aux secteurs de visibilité théorique, et de lieux pris dans les différentes aires d’études (éloignée, rapprochée et immédiate). Des lieux pointés par des habitants, lors des groupes de travail dans le cadre de la concertation, ont été ajoutés.
 
L’ensemble des 42 photomontages sera accessible sur le site internet de la préfecture lors de la procédure d’enquête publique après le dépôt en préfecture du dossier complet de la demande d’autorisation du projet.
 
Afin de visualiser les photomontages (vue avec un angle horizontal de 60°) qui suivent dans des conditions réalistes, chaque planche doit être imprimée au format A3 et regardée à une distance de 35 cm.
Quelques exemples de photomontages
- Quelques éléments de l'étude sur l'environnement naturel
Mesures d’évitement limitant l’impact du projet :
  • Choix de la variante d’implantation la moins impactante pour l’environnement.
  • Choix d’éoliennes avec une garde au sol supérieure à 30 m (36,5m), limitant l’impact des éoliennes.
  • Projet permettant d’éviter au maximum les zones à enjeu assez fort.
  • Eoliennes implantées dans des monocultures intensives peu enclines à l’accueil d’une biodiversité remarquable et à distance des éléments paysagers (haies, bosquets) afin d’éviter leur survol par les pales.
  • Accès aux éoliennes empruntant autant que possible des chemins agricoles existants. Les chemins nouvellement créés se situant au sein des monocultures intensives ou de milieux herbacés.
  • Tranchées d’enfouissement des câbles électriques reliant les éoliennes entre elles les plus directes possibles.
 
Incidences sur les habitats naturels et la flore :
En phase de chantier et de démantèlement les impacts possibles du projet sur les habitats naturels et la flore peuvent être considérés comme faibles, en phase d’exploitation des éoliennes aucun impact permanent n’est attendu.
 
Incidences sur l’avifaune :
Afin d’éviter le risque de destruction d’oiseaux ou de nids un expert écologue passera sur la zone des travaux avant leurs débuts. Si des nids sont identifiés, des mesures adaptées permettront d’éviter tout risque de destruction.
 
Des jachères seront mises en place pour favoriser la nidification des oiseaux des milieux ouverts comme l’Oedicnème criard et le Busard Saint-Martin, elles constitueront également des zones de chasse pour les rapaces. D’une manière générale, elles seront favorables à la biodiversité, elles pourront aussi servir de zone de chasse pour les chiroptères.
 
Incidences sur les chiroptères :
Pour limiter le risque de mortalité des chiroptères plusieurs mesures seront prises :
  • Empierrement des plateformes des montage des éoliennes permettant de réduire l’attractivité de façon significative pour les mammifères et les micromammifères et par la même occasion pour les rapaces (Busard Saint Martin). Cette mesure réduira également l’attractivité pour les insectes et par conséquent les chiroptères (les chiroptères s’alimentent principalement d’insectes). L’utilisation de produits phytosanitaires sera proscrite lors de l’entretien de ces plateformes. Cela permettra une baisse significative des risques de mortalité à l’encontre des rapaces et des chiroptères.
  • Réduire au strict minimum l’éclairage nocturne des éoliennes et des infrastructures connexes (chemin d’accès, poste de livraison). Le site ne sera pas éclairé de façon continue. Un dispositif de détection de présence sera mis en place au pied de chaque machine pour les besoins des opérations de maintenance/exploitation. Ce dispositif dispose d’une jauge permettant de régler le niveau de sensibilité souhaité pour activer l’éclairage. De plus, cet éclairage déclenché pourra être couplé à une minuterie afin de limiter son temps de fonctionnement. Les autres sources lumineuses seront limitées au balisage imposé par la réglementation aéronautique.
  • Mettre en place un plan de bridage avec arrêt des éoliennes situées entre 0 et 200 m d’une haie ou d’une lisière (E1, E2, E3, E4, E6, E8, E9, E10 et E14) selon les facteurs ayant une influence sur l’activité des chiroptères, période de l’année, période jour/nuit, température et vitesse du vent.
 
L’activité des chauves-souris diminue très fortement lors des précipitations, même de faible volume (brouillard ou       nuages) Le plan de bridage ne prend pas actuellement pas en compte le paramètre de la pluie car actuellement, il n’existe pas de système de détection des pluies au niveau des nacelles des éoliennes qui permet de brider les éoliennes. Par conséquent, le bridage proposé actuellement ne tient pas compte des précipitations. Si les moyens techniques venaient à évoluer au cours de l’exploitation du parc éolien afin de permettre la détection des pluies au niveau des nacelles le plan de bridage serait modifié.
Cette mesure sera également bénéfique pour les oiseaux évoluant la nuit (rapaces nocturnes, migrateurs nocturnes, dont les passereaux, etc.).
 
En prenant en compte les données récoltées sur le mât de mesure, il apparaît que 7,87% des contacts des chauves-souris sont enregistrées au-delà des vitesses 6 m/s. Le bridage propose un arrêt des machines lorsque les conditions de vents sont inférieures à 6 m/s, pendant toute la période d'activité des chauves-souris c'est-à-dire de début mai à fin octobre. Ainsi, le bridage permet de protéger 92,31 % de l'activité des chauves-souris enregistrée en altitude.
 
Plan de bridage avec arrêt des éoliennes :
  • Mai : du coucher du soleil à 4h00 du matin, si les températures sont supérieures à 10°C et les vitesses de vent inférieures à 6 m/s.
  • Juin : du coucher du soleil à 4h00 du matin, si les températures sont supérieures à 10°C et les vitesses de vent inférieures à 6 m/s.
  • Juillet : toute la nuit, si les températures sont supérieures à 10°C et les vitesses de vent inférieures à 6 m/s.
  • Août : du coucher du soleil à 23h00, si les températures sont supérieures à 10°C et les vitesses de vent inférieures à 6 m/s.
  • Septembre : toute la nuit, si les températures sont supérieures à 10°C et les vitesses de vent inférieures à 6 m/s.
  • Octobre : du coucher du soleil à 23h00, si les températures sont supérieures à 10°C et les vitesses de vent inférieures à 6 m/s.
 
Le porteur va mettre en place une mesure de suivi de la mortalité et d’activité des chiroptères. En fonction des résultats de ce suivi, le plan de bridage pourra être modifié (s’affranchir, affiner ou renforcer).
 
Incidences sur la faune terrestre et aquatique :